Le piercing de David Draiman témoigne : “C’est moi qui suis parti, pas l’inverse !”

Le célèbre piercing affirme dans une interview exclusive que c’est lui qui a décidé de quitter le menton de David Draiman, le chanteur de Disturbed, et pas l’inverse. Un entretien à fleur de peau.

La nouvelle est tombée comme un couperet sur les fans de nu-metal du monde entier : après plus de trente ans de vie commune, David Draiman a décidé de se séparer de son piercing au menton. “C’était le bon moment”, a-t-il déclaré dans un long soupir affecté à tout le gratin de la presse metal américaine lors d’une conférence de presse improvisée dans son modeste 12 pièces de Santa Monica. Mélancolique, le chanteur-bégayeur de Disturbed a justifié la disparition de ses piercings par le fait qu’il n’était plus un adolescent avec une tête de bébé enfermé dans le corps d’un adulte chauve, très riche et bedonnant de 45 ans — mais seulement un adulte chauve, très riche et bedonnant de 45 ans, “et c’est déjà bien je trouve”, comme il l’estime lui-même.

Le scoop semblait plié et Blabbermouth.com avait déjà eu le temps d’écrire 7 news sur ce thème quand un mystérieux coup de téléphone à la rédaction de Satyr News à Pacy-sur-Eure a mis nos plus fins limiers sur une nouvelle piste. Quelques heures plus tard, nous voilà attablés à la terrasse d’une pizzeria de Chicago face à face avec le célèbre double-piercing au labret de David Draiman, déguisé en vulgaire piercing à l’arcade pour d’évidentes raisons d’anonymat. Prêt à se dévoiler une bonne fois pour toutes dans un entretien-vérité, le bijou labial s’est confié à notre micro dans une passionnante interview exclusive.

Satyr News : David Draiman a récemment rassemblé toute la presse pour annoncer au monde qu’il se séparait de vous. D’abord une première question, comment allez-vous ?

Double-Piercing Chelou Au Labret De David Draiman : Plutôt bien mais hyper crevé : je sors d’une grosse teuf à Streeterville avec le piercing à l’arcade de Jonathan Davis et le bouc de Chino Moreno, on s’en est donné toute la nuit, c’était de la boulette mais ils sont pas faciles à suivre : j’ai plus une thune désormais ! Il faut dire que ces mecs ont encore une carrière, EUX.

SN : Justement, qu’est-ce que ça fait de quitter le chanteur sur le menton duquel vous êtes resté fixé pendant tant d’années ?

DPCALDDD : Je vais pas te mentir, ça craint un max. Lui et moi, on peut dire qu’on a roulé notre bosse : les tournées avec Marilyn Manson, les apéros dans les loges de Lamb Of God, les phone pranks à Wayne Static, les brunchs avec Nicole Ritchie et Paris Hilton, les après-midi chez le coiffeur avec le chanteur de Staind, les cafés philo avec Lorant Deutsch… Ensemble, on a tout fait. Tout.

SN : Vous éprouvez de la rancune envers David ?

DPCALDDD : Aucune. Et tu sais pourquoi ? [Il savoure deux bonnes gorgées de sa piña colada avant de nous répondre] Parce que c’est moi qui suis parti, pas l’inverse !

SN : Pourtant David Draiman prétend le contraire : il dit que c’est lui qui a opté pour la rupture, et pas vous…

DPCALDDD : Oh, je sais bien ! Disturbed a envoyé plus de communiqués de presse à ce sujet que pour faire la promo du dernier album. Il court tous les plateaux télévisés pour dire à quel point il se sent plus libre depuis qu’il m’a décroché de son menton. Tenez l’autre jour il s’est encore donné en spectacle chez Hanouna pour dire tout le mal qu’il pense des gens qui portent des piercings après 45 ans… Réveillez-vous : un type qui nie l’évidence avec autant d’aplomb, c’est forcément qu’il a un truc à cacher !!!

“Il se passe tout simplement que ça fait des années que je n’écoute plus de nu-metal”

SN : Pourquoi l’avez-vous quitté ?

DPCALDDD : Divergences musicales, tout bêtement. Je sais bien que ça va jaser et que les gens vont se mettre à fouiner partout pour voir qui a couché avec la meuf de qui une fois l’interview parue, mais moi je n’ai rien à cacher. Il se passe tout simplement que ça fait des années que je n’écoute plus de nu-metal. Je ne supporte plus cette musique, elle ne me rappelle que des mauvais souvenirs, des souvenirs de baggys trop longs et de casquettes trop courtes, de connexions ADSL trop lentes et de Nicolas Sarkozy trop ministre de l’Intérieur. [Il frissonne, puis fait couler son mètre de  mignonnettes de tequila d’un trait]

SN : Plus de nu-metal du tout ? Même pas un petit Hybrid Theory de temps en temps ? Quand même…

DPCALDDD : Non, même ça j’ai arrêté… Pour tout vous dire ça a commencé il y a bien des années, quand j’ai découvert la salsa complètement par hasard. C’est au cours d’une tournée de Disturbed et Soulfly à Cuba que j’ai rencontré une des dreadlocks de Max Cavalera — elle s’appelle Magali. On a échoué dans un bar comme il y en a tant sur la route, quand s’est mis à retentir la plus belle musique que j’ai jamais entendue : c’était de la salsa. C’était plus fort que moi, je l’ai invité à danser, et puis… La suite est connue, car elle a été racontée par tous les journaux people : Magali et moi nous nous sommes mariés et avons eu trois enfants, dont l’un d’entre eux est d’ailleurs plus célèbre que nous puisqu’il s’agit du piercing au téton de Rihanna. Quoi qu’il en soit, c’est à partir de ce moment-là que j’ai dédié ma vie à ma famille, aux cocktails caribéens et aux rythmes afro-cubains et que j’ai complètement délaissé le nu-metal. [Il ne s’interrompt que pour commander deux pintes de bière forte et un flacon d’huile piquante pour pizza] Il y a quelques semaines, j’ai décidé de tout avouer à David et de le quitter une bonne fois pour toutes, malgré tous les bons moments passés ensemble. Je ne pouvais plus me mentir.

SN : Et pourtant, il prétend que c’est lui qui a mis fin à votre relation… Pensez-vous que ce soit pour sauver la face ?

DPCALDDD : Aucune idée. [Il boit les deux pintes puis se verse le contenu du flacon d’huile piquante dans les yeux] Mais c’est bien possible. Quoi qu’il en soit, ça se fait trop pas !!

Si tu veux tout savoir, c’est même moi qui lui ai soufflé le fameux “Ooh-ah-ah-ah-ah” de “Down With The Sickness”

SN : Vous sentez-vous trahi ?

DPCALDDD : A fond, man ! On a été bien davantage qu’une source de moqueries sur le néo metal pour les jeunes des années 2000, on était bien plus qu’un groupe de troisième zone sur l’affiche du Ozzfest : on était un duo imbattable, un peu comme Mick Jagger & Keith Richards, Jeff Hanneman & Kerry King, hamburger & frites, Netflix & Chill, etc. J’étais sa principale source d’inspiration, sa muse, sa dope, son carburant… Si tu veux tout savoir, c’est même moi qui lui ai soufflé le fameux “Ooh-ah-ah-ah-ah” de “Down With The Sickness” : lui il voulait commencer par “Be-Bop-a-lula”… Véridique. Alors prétendre que c’est lui qui a mis fin à notre relation, après tout ce que j’ai fait pour lui… C’mon, David ! [Il se sert directement dans la cave de la pizzeria et revient avec trois bouteilles de Chianti qu’il ouvre sur-le-champ]

SN : Aujourd’hui, si vous pouviez lui parler seul à seul, qu’est-ce que vous lui diriez ?

DPCALDDD : [Pensif, il reste interdit quelque temps, puis avale une bouteille de vin cul sec et se tourne vers une chaise vide, lui parlant comme si David Draiman était réellement assis dessus] David, qu’est-ce qui s’est passé entre nous ? Toi et moi on était les meilleurs potes du monde avant que tu décides que tu n’étais plus assez immature pour porter un double-piercing pointu au labret de 9 cm de long… Je souffre beaucoup de tout ce que tu racontes aux médias… L’autre jour aux MTV Music Awards, les boucles d’oreille-diamants de Lars Ulrich ont fait semblant de ne pas me reconnaître, puis elles m’ont humilié dans mon dos auprès de tous les autres piercings de stars… TU ENTENDS DAVID ??? LES BOUCLES D’OREILLES-DIAMANTS DE LARS ULRICH !!! LES BOUCLES D’OREILLES-DIAMANTS DE LARS ULRICH M’ONT HUMILIÉ !!! Je veux que ça s’arrête. Mettons fin à cette guerre d’ego stupide et je pourrai enfin boucler en paix mon album solo de salsa-merengue que je suis en train de terminer, je ne peux pas demander aux anneaux de bouc de Shavo Odadjian de me prêter plus d’argent, je leur en dois déjà beaucoup trop… Voilà, c’est tout ce que je te demande, David : le respect.

Heureux propriétaire d’une veste à patches irréversible. Retrouvez sa bio

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